Ne laisse pas périr ce héros qui habite ton âme dans les reflets frustrés d'une vie que tu aurais mérité mais que tu n'as jamais pu atteindre. Tu peux gagner ce monde que tu désires tant, il existe, il est bien réel, il t'appartient tout est possible. Ne crois pas que l'univers est fait de simples régularités, car tout n'est pas juste dans ce monde, c'est comme ça. Puis on vit des moments fugaces, que nous traversons comme ces villes au bord d'une autoroute, et pourtant, on s'aperçoit que ces moments que nous vivons aussi courts soient-ils, renferment quelque chose de différent, ces instants durent une éternité et sont inoubliables...

Ne laisse pas périr ce héros qui habite ton âme dans les reflets frustrés d'une vie que tu aurais mérité mais que tu n'as jamais pu atteindre. Tu peux gagner ce monde que tu désires tant, il existe, il est bien réel, il t'appartient tout est possible. Ne crois pas que l'univers est fait de simples régularités, car tout n'est pas juste dans ce monde, c'est comme ça. Puis on vit des moments fugaces, que nous traversons comme ces villes au bord d'une autoroute, et pourtant, on s'aperçoit que ces moments que nous vivons aussi courts soient-ils, renferment quelque chose de différent, ces instants durent une éternité et sont inoubliables...
Et voilà, il est parti, pourtant rien n'a changé...
Hier, on m'a encore dit "First love never dies", et malgré ma volonté si grande de faire taire cette idée-là, de la reléguer parmi les bas fonds de mon âme, dans ce bon vieux tiroir des souvenirs où je ne vais plus, rien n'y fait.

Il est là, dans mon esprit, le traque, l'épie, le hante jusqu'à le rendre complètement aliéné. Une idée à laquelle je voudrais échapper, parce qu'il est toujours plus facile de fuir mais elle finit toujours par me rattraper, me ramenant à l'implacable vérité.
Cette réalité a pris le contrôle, m'empêchant de connaître une pleine liberté, ébranlant mon esprit de toute part, le détenant entre ses mains, à la manière de ces dictateurs qui ont su manipuler des foules entières, les condamnant à ne plus savoir penser par eux-mêmes. Une idée qui secoue mon coeur de ses mains de glace, elle se manifeste toujours malicieusement, revenant chaque fois que je parviens, ne serait-ce qu'un court instant, à me détacher d'elle.

Il, LUI, mais qui est-il? Car c'est bien LUI, la cause de tous ces maux. Mon Héros, ma folie, mon anti-thèse comme j'aime si bien le nommer, celui qui a su me sortir de ma routine, ouvrir la fenêtre sur ce que je n'aurais jamais pensé connaître, un monde étranger ou je n'avais pas de repères. Un monde qui effraie chacun de nous et tous ces mots qu'on ose à peine prononcer du bout des lêvres. Mais malgré la peur, oui, peur de tout perdre, de tout laisser, quoi de pire que de laisser périr cette étincelle, de la réléguer dans les eaux putrides du presque, du pas encore ou du pas tout...

Et puis, j'aurais peut-être du le retenir, lui glisser encore quelques mots, mais j'ai claqué la porte, j'ai refermé cette fenêtre et j'ai naïvement cru que le passé s'enfuirait derrière moi. C'est justement quand vous n'attendez plus rien de lui, que ce passé vous rattrape et vient se rappeler à vous, vous qui croyez bêtement que tout pourrait être comme avant. Mais il l'a dit "First lover never dies"...
On croit qu'on est invincible, que cette prison de glace, cette maison de fer ou cette bulle impénétrable sauraient trop bien nous protéger...

Alors on continue, malgré tout, parce qu'il le faut bien, parce que le bourreau a décidé que ce n'était pas encore notre heure, mais que reste-t-il de cette vie ou IL s'est introduit? Des souvenirs, n'est ce pas comme ça qu'il faut les appeler? Et puis le reste, ce qu'on ne voudrait pas être, tout ce qu'on abhorre, ce qu'on fuit, ce qu'on maudit, cette vie de défonce et d'alcool où on ne se reconnait plus, une existence faite d'indifférences et de mépris, où les hommes sont devenus des plaisirs éphémères, comme cette bouteille d'alcool, qui vous fait oublier, juste le temps d'une nuit, vos plus tristes malheurs...


Et LUI dans tout ça, où est-il? Loin maintenant mais si proche à la fois.



George Bernard Show a dit: " Dans la vie, il y a deux tragédies, l'une est de ne pas réaliser ses rêves, l'autre est de les réaliser..."


# Posté le dimanche 25 janvier 2009 04:06

Modifié le mardi 10 février 2009 14:05